Bon! Après ma colère d'hier soir, je considérais tout de même important de publier l'essentiel des 37 recommandations principales contenues dans le Rapport Bouchard-Taylor concernant les "Amolissements raisonnables".
Vous serez, comme moi, en mesure de constater jusqu'à quel point c'est TOTALEMENT VIDE. Ça n'a vraiment aucun sens de considérer que 3,7M$ pour ça, ce n'est pas complètement inutile. Après avoir rencontré près de 8 000 personnes et s'être déplacés dans toutes les régions du Québec, j'ai de la difficulté à concevoir que des érudits de la trempe de Bouchard et Taylor, respectivement historien et sociologue, puissent être satisfaits de ce rapport, mais bon, c'est simplement moi qui pense ainsi... Voilà donc l'essentiel de ces recommandations que j'ai recopiées simplement de cet article du Devoir paru ce matin.
****
L'apprentissage de la diversité
* Que l'État octroie beaucoup plus de moyens aux organismes dont le mandat est d'informer et de protéger les citoyens. Nous pensons en priorité à la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse et au Conseil des relations interculturelles.
* Que l'État accroisse le soutien financier à des organismes comme la Fondation de la tolérance, l'Institut du Nouveau Monde et Vision Diversité. Il devrait encourager également la création d'autres projets du même genre à l'échelle du Québec dans l'information, la formation, l'action intercommunautaire, le débat interculturel, la diffusion du pluralisme.
Les pratiques d'harmonisation
* Que les gestionnaires d'institutions publiques intensifient leurs efforts pour:
- adapter à leur milieu et traduire en directives concrètes les grandes balises devant guider la gestion des demandes d'ajustement;
- poursuivre l'implantation de l'approche dite contextuelle, délibérative et réflexive.
* En conformité avec l'objectif de déjudiciarisation du traitement des demandes d'accommodement, que l'État favorise la responsabilisation des acteurs ou intervenants des milieux institutionnels en s'assurant qu'ils ont reçu une formation adéquate. Par exemple, modifier le programme de formation des futurs enseignants pour y ajouter un apprentissage des questions interculturelles, et organiser des sessions spécialisées à l'intention du personnel en exercice.
L'intégration des immigrants
* Que l'État intensifie les mesures pour accélérer le processus de reconnaissance des compétences et des diplômes acquis à l'étranger. Parmi les mesures pressantes, nous recommandons:
- la mise sur pied d'un comité d'enquête indépendant mandaté pour faire la lumière sur les pratiques des ordres professionnels en matière de reconnaissance des diplômes;
- l'établissement d'une instance indépendante permettant aux immigrants de formuler des plaintes et de demander une révision des décisions prises par les ordres professionnels.
* Que l'État intensifie ses efforts afin de stimuler la régionalisation de l'immigration. Dans cet esprit, il conviendrait:
- d'instituer des mesures incitatives pour les entreprises qui recrutent des immigrants (par exemple, des mesures fiscales) afin de stimuler la régionalisation de l'immigration;
- d'accorder un financement ad hoc aux municipalités et aux nombreux organismes d'accueil et d'encadrement qui ont été mis sur pied hors de Montréal, afin de renforcer le réseau actuel;
- d'accorder une attention particulière à la Capitale nationale de façon à en faire un deuxième pôle métropolitain d'accueil des nouveaux venus.
L'interculturalisme
* Pour mieux établir l'interculturalisme comme modèle devant présider aux rapports interculturels au Québec, que l'État en fasse une loi, un énoncé de principe ou une déclaration en veillant à ce que cet exercice comporte des consultations publiques et un vote de l'Assemblée nationale.
Les inégalités et la discrimination
* Que l'État s'emploie à mieux connaître et combattre les diverses formes de racisme -- en particulier l'ethnicisme -- présentes dans notre société. Dans cet esprit:
- qu'une attention particulière soit portée à la lutte contre les crimes haineux et à la protection de toutes les personnes sujettes à la discrimination multiple (homosexuels, handicapés, etc.);
- que la charte québécoise interdise l'incitation publique à la discrimination;
- que des initiatives exceptionnelles soient prises pour lutter contre l'islamophobie et l'antisémitisme et pour combattre la discrimination dont sont l'objet tous les groupes racisés, notamment les Noirs;
- que plus de ressources et de moyens soient donnés à la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse.
* Que l'Assemblée nationale donne suite à une recommandation de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse visant à renforcer les droits économiques et sociaux reconnus aux articles 39 à 48 de la charte québécoise.
La laïcité
* Que le gouvernement produise un livre blanc sur la laïcité, dont le but serait de:
- définir ce qu'est la laïcité à partir de ses quatre principes (les deux premiers correspondant à ses finalités profondes et les deux autres se traduisant dans des structures institutionnelles essentielles);
- rappeler les grands choix faits par le Québec en matière de laïcité;
- défendre la conception ouverte de la laïcité choisie et mise en oeuvre par le Québec;
- clarifier et soumettre au débat public les questions au sujet desquelles des consensus restent à construire.
- Concernant le port de signes religieux par les agents de l'État:
- qu'il soit interdit aux magistrats et procureurs de la Couronne, aux policiers, aux gardiens de prison, aux présidents et vice-présidents de l'Assemblée nationale;
- qu'il soit autorisé aux enseignants, aux fonctionnaires, aux professionnels de la santé et à tous les autres agents de l'État.
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Prix: 3 700 000$. Une économie de 1 300 000$!
Sourions! C'est nous qui payons... ou qui économisons, c'est selon!
vendredi 23 mai 2008
Bouchard-Taylor: les recommandations
Publié par
Esperanza
à
11:23 AM
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jeudi 22 mai 2008
S'Il fallait...
Nathan 4 ans 1/2: Papa, est-ce que tu as 5 ans toi?
Moi: Non ( je lui montre ce que font 5 mains pleines, j'ai 50)...
Nathan: Est-ce que tu es un grand frère?
Moi: Je suis un adulte, mais j'ai déjà été un grand frère (je suis l'aîné de 3).
Lui montrant mon cou (que j'étire à grande courbe de tête) je lui dis: Viens toucher ici...
Nathan: Papa, c'est doux. T'as encore un bout d'enfant...
Oui... J'ai encore un grand bout d'enfant en moi. (et dans le cou!). ET DANS LE COEUR, JE SUIS CE QUE J'AI TOUJOURS ÉTÉ!
****
S'il fallait que la Commission Bouchard-Taylor nous fasse perdre cette fierté d'être... Cette fierté d'être soi, cette simplicité involontaire...
Je n'ai entendu que quelques bribes de ce que ce "rapport" contient... C'EST DE LA FOUTAISE D'INTELLECTUELS PAYÉS À GRANDS FRAIS!
J'en avais parlé dans ce billet publié suite au passage de ladite "Con-mission" dans Lanaudière... Je parlais alors d'un "spectacle médiatique". La sortie du rapport (lire "rot") est du même acabit.
Bon, ceci étant...
Je ne veux pas mettre en cause directe les tenants de cette commission (lire "mascarade") qui ont été, à mon humble avis, "commandés" par l'état Charestien pour contrer l'ADQ. Bouchard et Taylor sont des personnes intelligentes et instruites. Je me permet cependant, de douter de leur intégrité "liturgique" à 400,000 $ chaque pour une seule "shot" de crucifix. (Je fais une "shot" comme ça et je prends 5 ans de congé, je fais le tour du monde. Prière de ne pas déranger, je suis en vacances écriture).
Tabarnac de Câlisse de Marde qui a coûté au bas mot 5 Millions de Huards (Ouais! Y a des majuscules à Marde et à Huard aussi). Permettez-moi de me le permettre... (si vous êtes en désaccord, vous conservez le droit de continuer de lire, mais passez "GO" et réclamez 200$ ;-))
Pendant qu'actuellement, il y a certainement un "Jules" (ou une Juliette, ou un Hakim, ou une Saba, ou une Simone) qui attend à l'urgence depuis 7 heures avec une veine à moitié ouverte, je ne peux qu'avoir pitié de ce gouvernement miteux. Ça me fait de la peine, mais je sais que j'y prend part, aussi, en étant, simplement, ce que je suis: un hosti de moron dans ma cave!
Bon on retire le crucifix de Québec pis on va se baigner avec les musulmans... ÇA VA CHANGER QUOI???????????
Ça va changer le mal de place... Comme disait ma grand-mère quand elle n'avait pas de solution...
JE ME SENS SIMPLEMENT RIDICULISÉ. C'est tout!
PS: Les Attikamekw, les Algonquin, les Cris, les Abénaki, les Huron... Figurent-ils dans ce rapport??? (Je m'excuse pour les fautes de Noms, mémoire et paresse obligent)
PPS: ET MOI, EN TANT QUE PERSONNE VOTANTE, EST-CE QUE JE FIGURE DANS CE RAPPORT?
Publié par
Esperanza
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7:59 PM
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samedi 17 mai 2008
Journée internationale contre l'homophobie (2)
HUGO VALIQUETTE
Sol lucet omnibus!
(Le soleil brille pour tout le monde!)
En ce 17 mai 2008, Journée internationale contre l'homophobie, je vous présente la seconde partie de l'entrevue menée avec Hugo Valiquette. D'un commun accord, Hugo et moi avons convenu de vous présenter une facette davantage intimiste du cheminement d'un jeune allosexuel. En fait, sans pudeur, avec beaucoup d'honnêteté et de sensibilité, Hugo a accepté de vous partager sa propre histoire. Ainsi, je souhaite que beaucoup de préjugés tombent et que tout le monde puisse vivre pleinement sa vie... Maintenant, je laisse parler Hugo...
***
D’homophobe à allosexuel…
Aujourd’hui, à 27 ans, je réalise que mon attirance envers les gars a toujours été présente. Toutefois, je sais maintenant que je me le cachais à moi-même pour ne pas avoir à y être confronté. Je me souviens de certaines personnes de mon entourage pour lesquelles j'avais une certaine forme d'admiration. Cette admiration était en fait de l’attirance… Tout ça pour dire qu'au secondaire, j'avais envie de faire partie de LA gang. J'avais un besoin clair d'être bien entouré d'amis à mon goût et même un certain besoin de popularité...
Je me souviens très bien d’avoir traité certains garçons de mes classes, dès le secondaire 1, de "fifs" ou de "tapettes". À ce même moment, j’avais un ami que j'appréciais vraiment beaucoup. C'était un de mes premiers « vrais » amis. Le premier à qui je pouvais me confier ; nous étions là l'un pour l'autre. C'était une relation d'amitié basée sur du solide. À la fin de l'année, je me suis fait une petite amie ! C’est alors que je l'ai carrément rejeté parce qu’on disait qu'il avait l'air gai. Jamais, du moment où j'étais avec lui, je n'avais pourtant eu l'impression qu'il pouvait être homosexuel. Toutefois, je ne me voyais plus être l’ami d'un garçon « comme ça » !
J'ai changé d'école en 2e secondaire pour arriver dans la belle région de Lanaudière. À ce moment là, j’ai donc dû me bâtir une nouvelle gang d'amis. Encore à ce moment là, ça faisait parti de mon quotidien d'insulter les gars qui me semblaient « différents » ou plus « féminins ». Maintenant, je sais que c’était une forme de carapace que je me mettais.
Puis, ma sexualité approchant le tournant hormonal que nous vivons tous, l'été de mes 16 ans fût celle de la découverte de l'amour et de la passion... avec un garçon. J'ai donc laissé ma copine, pour vivre mes premières expériences. Malgré une très grande passion, ce fut une relation à la "Brokeback Mountain". Je veux dire par là que, malgré les émotions que j'éprouvais, j'était confronté à mes préjugés. JE ne pouvais PAS être COMME ÇA !!!
Mes parents ont bien vus et compris les sentiments amoureux qui existaient entre ce jeune homme et moi, et ils n'ont jamais rien dit. Ils me laissaient vivre ça. Je crois que pour eux, l'important était que je sois heureux.
Malgré le bonheur que cette relation m'apportait, j'étais rongé de l'intérieur. Finalement, j’ai traité mon ami de « gai qui s'assumait pas ». À ce moment là, j'avais aussi vécu mon premier baiser. Ça a été aussi fort qu'une secousse sismique! Pourtant, je ne pouvais pas et je ne voulais pas être homosexuel. Mon attitude et mes mots l’avaient blessé et nous avons été quelques temps sans nous voir. Ça a été ma première peine d'amour... Plus tard pendant l'été, nous sommes passés par-dessus et nous sommes reparlés. J'ai par contre reproduit le même comportement qu'en secondaire 1. Je me suis fait une blonde et sentant que ma relation avec mon ami pourrait la déranger, je l'ai rejeté lui également.
Puis, en secondaire 5, ce fut l'apogée de mon homophobie intériorisée. Étant en couple avec une fille, j'avais encore plus besoin de m'éloigner de l'homosexualité. J'étais harcelant auprès de certains garçons. Cette année-là, dans le cadre du cours de formation personnelle et sociale, nous avons eu des cours sur l'homosexualité. À ce moment, je ne me voyais pas assister à une rencontre d'échange avec 2 gars homosexuels qui pointait à l'horizon. Lors de cette rencontre, j'ai même été mis sur la sellette, bien innocemment, par mon enseignante. M'étant assis dans le fond de la classe, elle m'a invité à me rapprocher (nous étions 15 élèves dans une classe de 35 pupitres) en me disant: "Approches-toi Hugo, ça s'attrape pas !" J’ai pensé mourir tellement j’étais gêné!!!
Évidemment, cette rencontre a été un moment tournant dans ma vie. Il devenait clair que le vécu de ces deux gars n’était pas très éloigné de mon propre vécu et de mes différents questionnements. La fin de l'année a été un tourbillon avec les examens de fin d'année, la remise de diplôme et le bal de finissants...
L'été suivant, à 17 ans, j’ai découvert Montréal, j’y suivais des cours de piano. Bien que je ne le savais pas, mon enseignante habitait dans le village gai. C’est à ce moment que j’ai remarqué le drapeau « arc-en-ciel » et que j’ai vu mes premiers "vrais" couples homos (ailleurs qu'à la télévision). Le village gai m'attirait comme du métal vers un aimant. Dès que je le pouvais, j'y étais. C’est également à cette époque que j’ai découvert Internet.
L'Internet étant anonyme, j’y ai découvert mes premiers sites de clavardage gais. J'ai donc passé cet été à découvrir l'homosexualité. Lorsque j'ai débuté le CÉGEP, à Montréal, j'allais très souvent sur le site web gai, j'allais aussi dans le village mais je ne parvenais pas à me faire des amis. Souvent les gars à qui je parlais sur Internet, étaient plus âgés que moi. J'avais envie de me faire des amis de mon âge.
J’ai donc cherché une maison de jeunes gais. L'horreur m'apparut rapidement : ça n'existait pas. Il existait bien des groupes de discussion, des groupes d'aide, mais pas vraiment de lieux simplement sociaux. Puis, prenant mon courage à deux mains, je me suis décidé à aller au Projet DIX à Montréal. Ça a été une étape difficile à franchir. Des fois que j’y aurais rencontré quelqu'un que je connaissais ? Quel genre de personnes allaient dans ce type d'organismes ? Est-ce que c'étaient des gens avec des problèmes ? Allais-je vraiment pouvoir me faire un ami gai ? Etc.
Tout le long du chemin me menant à cet organisme, j'étais vraiment torturé de l'intérieur. Pourtant, à ma grande surprise, lorsque je suis arrivé là, j’ai réalisé que c'était du monde bien ordinaire, des intervenants vraiment super cool ! J'ai eu énormément de plaisir avec les gens qui étaient là, même si c'était encore difficile pour moi. À ce moment, personne de mon entourage, ma blonde y compris, ne savait tout ce que je vivais.
Rapidement, grâce à ma participation aux activités du Projet DIX, ça devenait clair pour moi. J'étais attiré par les gars et j'avais envie d'être moi-même. Lors d'un retour du CÉGEP vers Terrebonne, j'ai eu une profonde réflexion intérieure…
« C'est clair que je suis gai. Je suis attiré par les gars. J'ai envie de vivre une relation amoureuse avec un gars. Mais, il y a plein de préjugés et ce ne sera pas nécessairement facile. Si c'était une mission qui m'avait été donnée à moi… Si c'était un obstacle que le destin avait mis sur mon chemin pour devenir une meilleure personne... Je me suis même demandé si dans une autre vie (Ok, on a chacun nos croyances !!!) je ne m'étais peut-être pas accepté tel que j’étais. Et si c'était ma destinée cette fois-ci ? J'avais peut-être là, MA chance d'être moi et de le vivre »… C’est donc à ce moment, à 17 ans, que j’ai pleinement réalisé ce qu’était ma vraie nature...
J’ai donc pris mon courage à deux mains et j'ai décidé d'en parler à ma blonde et à mes parents. Les réactions, bien que difficiles sur le coup, me démontraient que j'avais fait le bon choix en décidant d'assumer qui j'étais. Ma blonde, qui était de 5 ans mon aînée et mes parents avaient eu des réactions plutôt positives, malgré ce « choc » qu'ils vivaient.
Le poids qui pesait sur mes épaules depuis 3 mois venait de disparaître. Je me suis senti soulagé. Les nuages qui planaient sur ma tête depuis le début de mon questionnement venaient de faire place à un ciel bleu. Les portes de ma destinée venaient de s'ouvrir, enfin!
Ainsi, le Projet DIX a eu beaucoup d’effets positifs pour moi. Sans être parvenu à me faire des amis, mon cheminement aurait été probablement plus long encore. Les intervenants étaient à l'écoute de ma réalité et j'ai découvert les outils nécessaires pour l'affronter. "Gai Écoute" et "Jeunesse j'écoute" ont également été présents pour me faire découvrir les différentes ressources qui existaient pour moi à Montréal.
Il y a eu tellement de positif lié à mon passage dans cet organisme que j'ai décidé de redonner aux autres jeunes allosexuels, à 18 ans, ce que j'avais vécu, mais dans ma région. C'est clair pour moi que sans l'appui du Projet DIX, je ne serais pas qui je suis aujourd'hui.
Je suis donc très convaincu que Le Néo, l’organisme que j'ai fondé à Terrebonne, aura certainement autant d'impact pour plusieurs jeunes, ne serait-ce que pour leur permettre de se faire des amis. Briser le silence, ne plus se sentir seuls au monde, parler, s’identifier… C’est le secret tout simple qui me permet, aujourd’hui, de vivre une vie pleine, entière et heureuse.
À toutes les personnes qui liront mes propos et qui vivent, au-dedans, de tels questionnements, je souhaite le courage d’aller de l’avant et de courir vers la liberté. Et pour les autres, je vous dirai, comme me l’a dit mon enseignante de formation personnelle et sociale de secondaire 5 : « Approchez-vous, ça ne s’attrape pas ! »
***
Les personnes qui désireraient converser avec Hugo peuvent le faire via la boîte à commentaires de ce carnet. Je suis certain que Hugo se fera un plaisir de vous répondre. J'invite aussi toute personne qui le désirerait, à consulter les sites Internet qui figureront désormais dans la colonne de droite, dans la section concernant notre action collective citoyenne contre l'homophobie. Pour lire tous les billets publiés dans le cadre de cette action, cliquez ici. Ils seront disponibles à l'année.
En terminant, je tiens à remercier sincèrement Hugo pour son exceptionnelle contribution, ainsi que tous les carnetiers qui ont emboîté le pas dans cette "aventure pour changer les choses".
Publié par
Esperanza
à
11:25 AM
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vendredi 9 mai 2008
Journée internationale contre l’homophobie (1)
HUGO VALIQUETTE :
Pour souligner la Journée internationale contre l’homophobie, j’ai choisi de m’entretenir avec une personne de cœur et de conviction, Hugo Valiquette. Ayant la chance de bien connaître cet homme , je l’ai rencontré en entrevue, pour vous, dans le cadre de l’action collective carnetière initiée par Zed Blog du carnet Air Fou.
***
Esperanza : D’abord, je tiens à te remercier d’avoir accepté cette entrevue.
Hugo Valiquette : Tu sais bien que je ne pouvais passer à côté d’une telle occasion de pouvoir, encore, livrer le message que je livre depuis plus de 10 ans maintenant.
E : Je ne sais trop par où commencer, tu en as tellement fait.
H.V. : Bin, je peux commencer en te disant que c’est à l’âge de 17 ans que j’ai fait mon « coming-out ». Naturellement, ça faisait beaucoup plus longtemps que ça que je savais que j’étais gai, mais tu sais, dans l’adolescence, on a tous une période où notre identité se crée et moi, c’est à 17 ans que j’ai pris la décision de le dire.
E : Et ça s’est passé comment?
H.V. : Je ne pourrais rien dire d’autre que ça c’est très bien passé. Au contraire de bien des histoires que l’on entend, j’ai la chance d’avoir des parents et des amis qui ne m’ont jamais jugé. En fait, je dirais que ça n'a rien changé dans ma vie si ce n’est que de pouvoir enfin être moi, dans tout ce que je suis. À partir de ce moment-là, le véritable Hugo est né au grand jour.
E : Mais ce n’est pas le cas pour tout le monde et, j’imagine que c’est pour ça que tu t’es tellement impliqué à la cause des jeunes gais et lesbiennes?
H.V. : Tu sais, dans la région de Lanaudière, à l’époque, il n’y avait absolument rien pour les jeunes allosexuels. À 17 ans, même si on s’est avoué au grand jour, on a tout de même l’impression d’être seul au monde et que personne d’autre que soi n’est gai. Je cherchais donc des endroits pour rencontrer des gens, pour pouvoir me faire des amis, mais il n’y avait absolument rien dans la région. Comme tu me connais, ça m’était impossible de ne rien faire pour pallier à cette situation là…
E : Tu as dit allosexuel? Peux-tu t’expliquer…
H.V. : Bien sûr. allosexuel est le néologisme qui désigne maintenant toute personne qui éprouve des attirances sexuelles et qui finissent par y être confrontées. En fait, ça inclut les gais, les lesbiennes, les transsexuels, les transgenres et les bisexuels. C’est donc un mot englobant. D’ailleurs, grâce aux pressions que l’on a faites, ce mot est maintenant reconnu par l’Office de la langue française et c’est même notre définition qui y figure.
E : Et ce n’est qu’un exemple de ce à quoi tu as participé!
H.V. : Ça c’est certain. D’abord, j’ai fondé le Projet ACE (Projet action coopération et entraide) à Terrebonne, pour donner une place aux jeunes allosexuels de la région et aussi pour mettre en place des activités d’information et de sensibilisation dans les écoles. C’était un peu sur le modèle du projet DIX qui existait à Montréal. Avec le projet ACE, j’ai rencontré près de 40,000 jeunes en 10 ans dans pratiquement toutes les écoles secondaires de la région de Lanaudière! Le Projet ACE est maintenant devenu le NEO (Association des jeunes allosexuels de Lanaudière).
Puis, par la suite, j’ai fondé le REJAQ (Regroupement d’entraide pour la jeunesse allosexuelle du Québec) qui est le regroupement des organismes qui s’adressent aux jeunes allosexuels à travers le Québec.
E : Il y en a beaucoup de ces organismes à travers le Québec?
H.V. : En fait, il y a 6 organismes communautaires autonomes qui travaillent auprès de jeunes allosexuels, 2 projets qui sont issus d’organismes communautaires qui traitent du VIH et du SIDA et 13 associations étudiantes allosexuelles.
Aussi, récemment, j’ai mis sur pied la Fondation Les Allostars qui organise annuellement un gala qui souligne et reconnaît ce que les jeunes allosexuels font de bien. Tout y est fait par et pour les jeunes allosexuels. Tu sais, on ne parle jamais du côté positif; on parle davantage des jeunes qui vivent des situations de rejet, des jeunes qui sont en dépression et qui se suicident, mais il n’y a pas que ça! Ce sont aussi des entrepreneurs, des artistes, des créateurs, des travailleurs, ça on n’en parle pas beaucoup. C’est pour ça que la Fondation a été mise sur pied; pour reconnaître le travail des jeunes et, bientôt, pour constituer un fonds pour la jeunesse allosexuelle qui pourrait venir en aide aux organismes et aussi aux jeunes allosexuels qui sont des promoteurs…
E : Il y a une question qui me vient souvent à l’esprit quand je pense à des organismes comme ceux que tu décris, à la Parade de la fierté gaie, etc : Est-ce qu’il n’y a pas un risque de ghettoïsation de la communauté gaie dans tout ça?
H.V. : Je ne pense pas. J’ai plutôt l’impression du contraire. Tu sais, dans la vie de toute personne il y a un processus d’identification qui est nécessaire. Pour les allosexuels, il y a la période pré-coming out qui se vit avec beaucoup de solitude et la période post-coming out qui elle, demande des ajustements identitaires qui peuvent être importants. Les organismes allosexuels sont d’abord et avant tout des lieux pour briser l’isolement et permettre aux jeunes de s’épanouir et de devenir eux-mêmes. Il n’y a pas un organisme dont la mission est de garder les jeunes, bien au contraire. Le but est de permettre à tout le monde de s’intégrer à la vie en général, en dépassant leurs peurs. Tu sais, si j’avais connu un ou deux amis gais, mon coming-out aurait peut-être été plus précoce, c’est ça.
E : D’accord pour les organismes, mais que penser du défilé de la fierté?
H.V. : Le défilé était, en 1992, un moyen mis de l’avant pour faire bouger les décideurs. Peu importe ce qu’on peut en penser, ça a tout de même mené en 2002, à la reconnaissance des conjoints de même sexe et en 2005-2006, à la légalisation du mariage entre conjoints de même sexe, c’est tout de même un pas. Maintenant qu’on a « l’égalité juridique », il reste encore beaucoup à faire pour accéder à « l’égalité sociale ». Tu sais, la lutte du mouvement féministe pour l’égalité entre les femmes et les hommes n’est même pas gagnée, tu peux t’imaginer le travail qui reste à faire pour les allosexuels!
C’est pour ça qu’avec le Gala Les Allostars, on s’y prend par la positive. D’ailleurs, tu vois, c’est pour ça que le défilé de la fierté n’est plus diffusé à TQS. On ne mise plus sur le spectaculaire; c’est donc tout simplement rendu « platte » pour les médias. En fait, je crois fermement que c’est l’addition de tous les petits gestes qui fait la différence, tout comme l’action collective à laquelle tu participe avec les autres blogueurs. C’est le genre d’actions qui aident à changer les choses.
E : En tous cas on y croit. Tu sais, c’est d’abord pour le respect des droits humains que je fais ça. Je pense que tout le monde a droit à sa place au soleil! Si tu savais jusqu’à quel point ça me dérange de voir tant de personnes qui, pour une raison ou une autre, sont mises de côté ou qui n’ont pas les mêmes chances que tout le monde.
Mais nous ne sommes pas là pour parler de moi.
Aussi, j’ai une autre question : la dénomination « Gai », ça vient d’où?
H.V. : Ça vient du moyen âge! À cette époque, en Europe, les amuseurs publics, on les appelait les Gais, et il était connu que ces derniers avaient une sexualité, disons, différente. C’est de là que le mot provient.
La communauté gaie a choisi ce nom entre autres parce qu’on ne voulait plus avoir le nom d’homosexuel. Homosexuel ça désigne une maladie mentale qui avait été ainsi nommée par un chercheur Hongrois dont j’oublie le nom, vers la fin des années 1800, tu comprendras que ça ne plaisait pas d’être désignés par le nom d’une maladie… Surtout par le nom d’une maladie qui était traitée par des électrochocs.
Tu sais que ce n’est qu’en 1973 que le mot homosexuel a été retiré du dictionnaire des maladies mentales aux Etats-Unis et pire, c’est en 1992 que ça a été retiré du dictionnaire des maladies mentales de l’OMS! Ça fait à peine 15 ans et des poussières… Encore aujourd’hui, il y a 8 pays dans le monde où c’est passible de la peine de mort, entre autres en Iran et en Égypte où ils sont particulièrement actifs dans ce genre de…meurtres… Parce que ce ne sont rien d’autres que des meurtres.
À suivre…
Sites Web à visiter :
Le NEO
Le REJAQ
Photo: Serge Raymond, Joli-Graph multimédia, St-Jean-de-Matha
Publié par
Esperanza
à
12:05 PM
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mardi 6 mai 2008
VOUS N'ÊTES PAS EN SÉCURITÉ!
Aujourd'hui, j'ai assisté au Colloque régional sur la sécurité civile de Lanaudière. J'y étais intéressé, entre autres, pour la question de la prévention et de la sécurité en cas d'inondations et autres situations d'urgence. Mais là, j'en reviens avec un désespoir total, presqu'un dégoût.
Un simple show de Polices et de haut-fonctionnaires qui "SAVENT" eux. Incroyable parade d'imbéciles à pantalons propres et souliers vernis.
Je n'ai jamais entendu ni vu autant d'abhérations en une seule journée. Tous ces "EXPERTS" qui paradent sur la tribune pour nous expliquer des organigrammes de communication absolument imbéciles de complexité qui ne PEUVENT PAS FONCTIONNER, c'est impossible...
Lors de la seconde conférence de la journée, il a été question de la fameuse tempête du 8 mars dernier. Fiers et fanfarons, les membres du panel (un de la SQ, un de l'Organisation régionale de la sécurité civile et un du MTQ) tentaient par des démonstrations Powerpoint où l'animation semblait avoir davantage d'importance que le contenu, qu'ils ÉTAIENT BONS ET PRÊTS. Pourtant, ils ont démontrés un organigramme complexe inutilement, qui, de toute évidence, n'a pour but que de justifier de bien trop nombreux salaires.
Tsé, si j'ai le goût de téléphoner à ma soeur, je lui téléphone. Eux, si ils ont le goût:
- Sureté municipale de telle ville: J'ai besoin de parler à la SQ.
- Il faut d'abord appeler au bureau coordonnateur Montréal, Laval, Laurentides, Lanaudière et demander à parler au responsable des communications...
- OK
- J'aimerais parler au responsable des communications
- Il faudra d'abord vous renseigner auprès du bureau satellite de Lanaudière parce que nous avons débuté l'application du plan "filet 3" et que la situation est plus grave que prévue.
- Oui, mais nous voulons juste vous avertir qu'il y aurait lieu de fermer la route 343 qui est devenue impraticable.
- Pour ça, monsieur, il faut vous adresser au ministère des Transports qui en fera part au responsable des entraves routières à la SQ qui lui, transmettra l'information à la Sécurité civile.
- Oui, mais il y a des gens qui sont coincés dans leurs voitures...
- Pour ça monsieur, il faudrait appeler les ambulanciers.
- Oui, mais la route est impraticable...
- Je répète qu'il faudrait vous adreser au bureau satellite de Lanaudière... Etc, etc, etc...
Du vaudeville de fonctionnaires, du bavardage de vestes anti-balles, du blabla d'experts, du goufre à fric public.
NON, vous n'êtes pas en sécurité. Ces gens-là sont très loin de la logique primaire de secours. Nous sommes vraiment "pilotés" par des cons finis. Dans la salle, il y avait des policiers (SM, SQ et GRC), des ambulanciers, des pompiers, des maires, des avocats, des gens des forces armées, des gens de la Santé publique, des gens de la Sécurité civile, des gens du ministère des Transports, de l'Agence de la Santé et des Services sociaux, des Paramédics, etc, et... moi.
Près de 300 personnes à 60$ chaque pour aller manger des p'tites sandwich pas de croûte. Une perte de temps monumentale et une superbe démonstration d'un système public en déroute, qui n'a pas fini de sanctionner des drames évitables. Je suis parti avant la fin.
Hey! Si je n'avais qu'un seul conseil à donner, c'est de penser à vous organiser seuls! Ne comptez pas sur ces morons. VOUS N'ÊTES PAS EN SÉCURITÉ! Ils ne sont pas prêts à faire face à quoi que ce soit. Ils paradent. Même si je n'en suis que peu surpris, j'en suis tout de même amèrement déçu, encore une fois.
Allô, agence de voyage? J'aimerais acheter un allé simple pour l'Afghanistan, j'ai une petite crise d'insécurité ici...
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vendredi 2 mai 2008
Toujours à la course...
Pneus à changer
Meuble à monter
Plat à mijoter
Aller travailler
Aspirateur à passer
Pompe à réparer
Ordinateur à formater
Vaisselle à laver
Terrain à nettoyer
Rénovations à planifier
Souliers à acheter...
Courir, courir, courir…
Toute une vie à oublier de vivre
Manque de temps
Alors, je m’enivre
Pas de temps à perdre, mes fantômes me rattrapent!
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vendredi 25 avril 2008
Photos éloquentes!
Note: Les photos sont de Pierre Grenier du Journal L'Action.
Ces deux photos ont été prises tout près de chez-moi. La petite maison est située juste un peu en amont d'ici, de l'autre côté de la rivière. Je navigue souvent là, l'été naturellement. La photo de la piscine a été prise à environ 1500 pieds d'ici; en fait à 7 maisons d'ici, c'est vous dire!
Pour aujourd'hui, l'eau a beaucoup baissé, ce qui donnera un peu plus de place pour la pluie annoncée en début de semaine. Inutile de vous dire que toutes les "installations" et précautions prises hier sont toujours en place et que rien n'y changera tant que tout risque ne sera pas définitivement derrière. Nous nous en sommes bien tirés!
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jeudi 24 avril 2008
Pause inondation...
Voilà que je n'ai pas beaucoup de temps pour écrire sur ce carnet, la rivière étant en débordement (Ah la coquine, elle déborde de joie!)...
Bref, sacs de sable, lever tout dans le sous-sol, installation d'une pompe, etc... C'est pas jojo, mais pas tragique non plus. Disons que ça enlève un peu de temps pour les loisirs...
Dans une petite municipalité comme ici, tout le monde s'entraide en ces temps-là. Les pompiers étaient ici à 8h00 ce matin pour venir voir comment je m'organisais... Ça faisait déjà depuis 7h00 que j'étais à l'oeuvre. Là, je suis prêt... L'eau sort un peu par le plancher de béton, mais pour l'instant, pas de drame. De toutes façons, à moins d'une montée de plus de 30 cm, pas de drame là-dedans... Qu'y puis-je? La nature est ben plus forte que moi...
Ce matin, j'ai avisé le bureau que je n'entrais pas travailler... Je leur ai dit, candidement, que je prenais ma "journée flottante"! Monique, notre réceptionniste bionique a bien "rigolé"... Ceci étant, gardez le sourire, c'est important! De retour bientôt!
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jeudi 17 avril 2008
Cinquante?
Ouais!
J'avoue que cette "shot" là me fout le cafard un peu... Mais bon!
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dimanche 13 avril 2008
Quand Québec joue à la roulette russe...
On nous assaille à grands coups de restrictions d'une part: tabac, limites de vitesse, obligation du port de la ceinture de sécurité, casques pour les vélos, consommation d'alcool, gras trans, cellulaire au volant, et j'en passe de nombreux. Puis, de l'autre main, on implante des "institutions", légalement, dont les activités reposent sur le jeu.
On finance nombre d'activités de prévention en santé publique, on met sur pied des programmes pour aider les joueurs pathologiques et malgré ça, les machines à poker, les loteries de toutes sortes, les casinos, etc. sont non seulement tolérés, mais bien encouragés!
Non seulement cette annonce démontre clairement que notre bon gouvernement se fout totalement de la santé publique et de la qualité de vie de ses commettants, mais il se sert de la faiblesse humaine pour se financer. En misant sur le jeu pathologique, le gouvernement joue un jeu très pathétique.
WELCOME TO MONTREAL CASINO
Slot machines: right
Poker tables: left
Suicide area: parking
***
Mise à jour (Cyberpresse, ce matin, 14 avril)
"Avec Loto-Québec, «plus» serait parfois synonyme de «moins». La société d'État a confirmé hier l'ouverture de son quatrième casino dans la province, à Mont-Tremblant, promettant néanmoins du même souffle de réduire son offre de jeu dans la province."
En fait, c'est simple: on ajoute et ça enlève? Mais on dit qu'on enlève ailleurs pour ajouter à Tremblant... Ça risque de devenir difficile à comprendre et d'autant, à commenter...
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Esperanza
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